FLORENNES
Un jeune de 21 ans tué
Nous relations dans nos éditions d'hier un dramatique accident survenu jeudi soir, vers 22 h, à l'entrée de Florennes, sur la chaussée de Philippeville. U n jeune homme de Merlemont, Kévin Liban, avait été happé par une voiture conduite par un Florennois d'une trentaine d'années, Fabrice Renson.
Rapidement, il est apparu que le jeune Merlemontois s'est jeté volontairement sur la voiture, alors qu'elle passait à hauteur des premières habitations. Le conducteur de la voiture a vu quelqu'un agitant les bras en l'air se jeter carrément sur sa voiture. Le chauffeur n'a même pas eu le temps de tenter de l'éviter tant le piéton s'est présenté devant lui au dernier moment. Emportée par son élan, la voiture ne s'immobilisera qu'une vingtaine de mètres plus loin.
L'ambulance des pompiers de Florennes et les urgentistes du Val de Sambre prodigueront les premiers soins au jeune Kévin Liban, mais son état inspirait les plus vives inquiétudes. Après plus d'une demi-heure de soins pour le conditionner, il sera emmené à la clinique Reine Fabiola de Montignies-sur-Sambre. Il souffrait notamment de fractures du crâne.
Sur place, le conducteur de la voiture était effondré ! Il s'en voulait de ne pas avoir pu éviter la collision. Après le choc, le jeune homme a été traîné sous la voiture durant plus d'une dizaine de mètres. Selon un témoin, qui avait par ailleurs failli renverser le jeune homme quelque temps auparavant, Kévin s'est carrément jeté devant la voiture, cherchant volontairement l'accident. Il est apparu que c'est suite à une rupture amoureuse qu'il s'est mis dans un tel état d'énervement et de désespoir. Devant la gravité des faits, l'officier de garde a été avisé, ainsi que le Parquet. La route a été fermée à la circulation le temps nécessaire à la réalisation du constat des faits par la police Flowal.
Un jeune généreux
Vendredi matin, on apprenait que Kévin avait succombé à ses trop importantes blessures. Né le 15 mars 1988, Kévin vivait avec ses parents en bordure la place de Merlemont. Il avait deux soeurs et travaillait au Champion de Philippeville. Le week-end, il n'était pas rare de le croiser comme serveur à la pizzeria de Villers-le-Gambon. Par ses amis, il est décrit comme quelqu'un de cool et de courageux, de généreux aussi. Sa brutale disparition a jeté un vif émoi dans toute la région de Philippeville.